Du constat caméra à la ligne du DUERP : le rapport mensuel de presqu'accidents, pas à pas
Un épisode vu par une caméra a une zone, un état, un début, une fin et une récurrence. Une ligne du DUERP a un danger, un risque, une évaluation et une action. Voici comment passer de l'un à l'autre.
Le document unique d’évaluation des risques professionnels, le DUERP, doit être mis à jour au moins une fois par an, et à chaque nouvelle information sur un risque.1 En pratique, c’est le responsable HSE qui le tient, et qui, dans le même temps, informe et consulte le CSE ou la CSSCT, prépare les audits de l’assureur et les visites de l’inspection du travail, et fait ou délègue les rondes.2
Ce que ces interlocuteurs demandent est toujours la même chose, sous des formes différentes : la preuve que les risques du site sont connus, surveillés et corrigés. Et c’est précisément ce qu’un constat caméra, bien formé, peut fournir.
Ce que l’inspection demande, en chiffres
L’inspection du travail réalise plus de 450 contrôles par an dans la logistique, en grande majorité sur la santé et la sécurité. Sur la période 2020–2025, cela s’est traduit par environ 180 mises en demeure et 80 procès-verbaux.1 Lors d’un contrôle, les questions portent sur des états datés : l’issue était-elle dégagée, l’allée faisait-elle sa largeur, depuis quand, et qu’avez-vous fait.
Un DUERP à jour répond à la première partie. Un historique d’épisodes répond à la seconde.
D’un épisode à une ligne
Un constat Camly est un épisode : une zone, un état décrit en français, un début, une fin, une durée, et, sur la période, une récurrence. Une ligne du DUERP est une unité de travail, un danger, un risque, les mesures existantes, une évaluation, une action, un responsable et une échéance. Le passage de l’un à l’autre est mécanique :
| Champ de l’épisode | Champ du DUERP | Exemple |
|---|---|---|
| Zone (caméra, emplacement) | Unité de travail | Réception, quai 3, issue de secours B |
| État constaté | Danger | Issue de secours obstruée par des palettes |
| Durée et récurrence | Évaluation (fréquence × gravité) | 19 jours sur 22, 48 min en moyenne : fréquence élevée |
| Image, heure, caméra | Preuve au dossier | Image floutée du 12 août, 06 h 42 |
| Ce qui existe déjà | Mesures existantes | Marquage au sol, consigne de réception |
| Ce qui manque | Action | Zone tampon de 6 palettes, créneau décalé |
| Qui, pour quand | Responsable, échéance | Responsable d’exploitation, fin septembre |
| Épisodes après l’action | Suivi de l’efficacité | Durée moyenne ramenée à 12 min |
Les chiffres de la colonne « Exemple » illustrent la forme attendue ; ils ne sont pas une mesure publiée. La formulation est fournie par le rapport : le responsable HSE n’a pas à réécrire le constat, seulement à décider de l’action.
Un rapport, trois lecteurs
Le rapport mensuel que Camly génère sur la période choisie est conçu pour être lu par trois personnes qui n’attendent pas la même chose.2
- Le responsable HSE y trouve les indicateurs par zone, le journal des constats, l’analyse des récurrences, des formulations prêtes pour le DUERP, et le suivi des actions correctives.
- Le CSE ou la CSSCT reçoit les constats par zone uniquement, la méthodologie, et, en annexe, la note d’information et la déclaration RGPD. Aucun constat ne porte sur une personne ; les images conservées sont floutées.
- L’assureur lit la conformité des zones incendie dans la durée, les tendances, et le taux de clôture des actions.
Trois lectures, un seul document, produit sans ressaisie.
Le temps que cela libère
Notre étude de marché estime le temps HSE consacré aux rondes, aux constats, aux photos et aux comptes rendus à environ 10 heures par semaine sur une plateforme, et 4 heures sur un site de taille moyenne.2 C’est une estimation, à valider en pilote ; aucune statistique publique ne mesure ce temps. Mais elle dit où se trouve le gain : pas dans la détection d’un risque que le responsable HSE connaît déjà, mais dans la preuve, la durée et la récurrence qu’il n’a pas le temps de constituer à la main.
Ce que Camly ne fait pas
Camly n’évalue pas les risques à votre place et ne remplit pas le DUERP : il fournit les constats, les durées et les formulations ; l’évaluation et la décision restent celles du site. Il ne surveille pas les salariés : les constats portent sur des lieux et des états, les questions portant sur une personne sont refusées par conception, et les personnes sont floutées sur les images conservées. Il n’intervient pas en temps réel et ne remplace aucune procédure d’urgence.
Par où commencer
Ouvrez votre DUERP à la ligne qui revient d’une mise à jour à l’autre sans que l’évaluation change, faute de données. Trouvez la caméra qui voit cette unité de travail. Trente jours plus tard, la ligne a une fréquence mesurée, une preuve au dossier, et une action dont on pourra vérifier l’effet.
Sources
- Assemblée nationale, question écrite n° 13885, réponse ministérielle du 30 juin 2026 : activité de l’inspection du travail dans la logistique 2020–2025. assemblee-nationale.fr
- Camly AI, étude d’adéquation au marché, entrepôts français, octobre 2026 (section « Temps HSE et rondes », estimation à valider en pilote) et plaquette « Entrepôts », édition pilote, octobre 2026 (obligations du DUERP, le rapport et ses trois lecteurs).