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Un épisode, pas une alarme : pourquoi Camly suit des états avec un début, une fin et une durée

Une alarme dit qu'il se passe quelque chose. Un épisode dit depuis quand, jusqu'à quand, et combien de fois ce mois-ci. C'est ce qui transforme une caméra en preuve de prévention.

Par Oussama Messai Publié le 23 septembre 2026 5 min de lecture Read this post in English
Frise de relecture d'une journée avec un épisode de 14 minutes surligné

Tout le monde a déjà vu un système d’alarme que plus personne n’écoute. Il sonne pour tout, il sonne tout le temps, et au bout de deux semaines, il sonne dans le vide. Le problème n’est pas la sensibilité du capteur. Le problème est que l’alarme répond à la mauvaise question. Elle dit « il se passe quelque chose » quand le site a besoin de savoir « depuis quand, jusqu’à quand, et combien de fois ».

Une situation de sécurité est un état, pas un événement

Une issue de secours encombrée n’est pas un événement d’une seconde. C’est un état qui commence quand la palette est posée et qui finit quand elle est enlevée. Entre les deux, il peut s’écouler trois minutes ou trois heures, et c’est cette durée qui fait la différence entre un geste anodin et un risque réel.

Un détecteur qui envoie une alerte à chaque vérification positive produit, pour un état qui dure deux heures, des dizaines d’alertes identiques. Le responsable HSE en lit trois, coupe les notifications, et ne voit pas la quatrième situation, la vraie, qui arrive le lendemain. C’est l’usure par les alertes, et elle est mécanique.

Camly fait l’inverse. Chaque situation est suivie comme un épisode : une alerte quand l’état apparaît, une notification quand il disparaît, et rien entre les deux.1

Ce que contient un épisode

ChampExemple
Tâche« L’issue de secours B est dégagée »
Caméra et zoneCaméra 4, zone dessinée devant la porte B
Début10 h 20
Fin10 h 33
Durée14 minutes
Description écrite« Une palette filmée est posée devant la porte, le passage est réduit à moins d’un mètre »
Image de preuveL’image de la vérification, personnes floutées par défaut
ConfianceLe niveau de certitude de la vérification
Retour du site« Était-ce juste ? » : oui, non, à préciser

Cette structure n’a rien d’original en soi. Ce qui compte, c’est qu’elle est produite automatiquement, pour chaque situation, sur chaque caméra, tous les jours, sans que personne n’ait à prendre une photo et à noter l’heure.

De la durée et de la récurrence aux chiffres du rapport

Une fois que l’on a des épisodes, les chiffres que demandent le DUERP, le CSE et l’assureur s’obtiennent par une simple addition.

  • Combien de fois l’issue B a été encombrée ce mois-ci.
  • Combien de temps au total, et quelle durée moyenne.
  • À quelles heures : si c’est toujours entre 6 h et 7 h, le problème est dans l’organisation de la réception, pas dans la discipline de quelqu’un.
  • Le délai de dégagement, du début de l’épisode à sa fin, qui est la mesure la plus directe de l’efficacité de l’action corrective.

Prenons la relecture d’une journée telle qu’elle apparaît dans le produit : un épisode de 10 h 20 à 10 h 33 sur la frise, 14 minutes, 11 vérifications signalées dans la journée, 53 % des minutes de travail couvertes.1 Ces trois nombres disent au responsable HSE ce qui s’est passé, et ils lui disent aussi ce que le système a regardé et ce qu’il n’a pas regardé. Le second point est aussi important que le premier.

Les indicateurs de qualité, ou comment le site sait ce qu’il surveille

Un outil de prévention qui ne mesure pas ses propres limites finit par être cru sur parole, puis par ne plus être cru du tout. Camly affiche donc, par tâche et par caméra, cinq indicateurs.1

  • Couverture : la part des minutes de travail pendant lesquelles la zone a effectivement été vérifiée.
  • Délai d’alerte : le temps entre l’apparition d’un état et l’alerte.
  • Alertes par jour, pour repérer une tâche trop bavarde avant qu’elle ne soit ignorée.
  • Fausses alertes, calculées à partir des réponses « Était-ce juste ? » du site.
  • Épisodes par caméra, pour voir où le site a un problème récurrent et où il n’en a pas.

Le retour « Était-ce juste ? » sur chaque épisode n’est pas un gadget. C’est ce qui permet de corriger la formulation d’une tâche, de resserrer une zone, et de présenter au CSE un taux de fausses alertes mesuré plutôt qu’affirmé.

Ce que des vérifications périodiques attrapent, et ce qu’elles ratent

Il faut le dire clairement, parce que c’est la limite de la méthode. Des vérifications périodiques attrapent ce qui dure : une palette devant une issue, une allée coupe-feu réduite, des cartons dans la zone de charge, une porte coupe-feu calée. Elles ratent ce qui passe en un éclair : un chariot qui frôle un piéton, une chute. Camly n’est pas un système d’interception en temps réel, et nous ne le vendons pas comme tel.1

Ce n’est pas un défaut caché. C’est le choix qui rend le reste possible : des vérifications espacées sont ce qui permet de flouter les personnes, de ne rien conserver en continu, et de présenter au CSE un dispositif qui regarde des lieux et non des gens. Les états qui durent sont, de surcroît, exactement ceux qu’un inspecteur relève lors d’une visite.

Par où commencer

Choisissez une situation qui, vous le savez, dure chaque jour sans que personne ne puisse dire combien de temps. Écrivez-la en une phrase. Au bout de trente jours, vous aurez un nombre d’épisodes, une durée moyenne et une heure de la journée. C’est généralement suffisant pour une action corrective, et pour la ligne du DUERP qui va avec.

Sources

  1. Camly AI, plaquette « Camly pour les entrepôts », édition pilote, octobre 2026, pages « Alertes et épisodes » et « Indicateurs et rapports » (captures du produit : relecture de la journée, page qualité).